Affichage des articles dont le libellé est fashion weeknadama kai. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est fashion weeknadama kai. Afficher tous les articles

Arise Africa Collective Show et l'Arise Afrique-à-Porter : vraiment nécessaires ?

Ça va maintenant faire trois saisons que certains stylistes africains sont invités à New-York à l'occasion de la Fashion Week afin de présenter leurs collections hors de l'Afrique -si je puis dire- et au reste du monde. Récemment une poignée, pour ne pas dire la crème de la crème, de ses stylistes fut invitée à la semaine de la mode parisienne. Tout ceci grâce au soutien du magazine Arise, destiné à la promotion de la culture noire (Mode, Beauté, Art, Musique, Politique)

(Nduka Obaigbena, le big boss d'Arise // Kinée Diouf en couverture du numéro d'Avril).

Jusqu'ici, j'avais toujours admiré cette initiative. Pour moi l'idée que des créateurs africains débordants de talents puissent enfin défiler sur une scène internationalement reconnue ne pouvait être que géniale. Parmi ces "chanceux", on compte mon préféré, le sud-africain David Tlale, la nigériane que j'admire le plus, Lisa Folawiyo, Deola Sagoe, Xuly Bët, Anisa Mpungwe, Clive Rundle entre autres.

(Deola Sagoe à New-York).


Cependant, une question est venue me tarauder l'esprit entre temps : "Quel est finalement l'avantage, le profit que tirent ses stylistes qui se déplacent à Paris ou New-York, pour au final quinze minutes voire moins ?"
D'ici, je connais déjà votre réponse : "Mais, ils gagnent en prestige, en visibilité et en notoriété..". Ok sur ce point on est d'accord. Toutefois, à l'heure où la mode est majoritairement une affaire de chiffres d'affaires et de commerce, ma question vaut la peine d'être posée.

J'ai pour habitude de dialoguer avec A.H qui est une photographe/rédactrice pour une publication mode en Afrique du Sud. En septembre dernier, elle a assisté à ce fameux show, l'Arise African Collective Show. J'ai donc profité pour lui poser quelques questions sur l'évènement en question. Déjà, dans l'audience il n'y avait aucune grandes rédactrices mode, ces mêmes femmes qui ne peuvent se permettre de manquer un seul des shows que je qualifierai de "traditionnels" tels que ceux de DVF, Ralph Lauren, Tommy Hilfiger, Donna Karan... D'accord, vous allez me dire qu'il s'agit là de designers déjà solidement implantés mais elles sont également des inconditionnelles de Jason Wu et autre Alexander Wang qui sont, soit dit en passant, de jeunes créateurs. Par grandes rédactrices, j'entends bien entendu Anna Wintour, Suzy Menkes, Cathy Horyn et même ATL (lol). Et généralement qui dit Anna Wintour, dit acheteurs (représentants des grands revendeurs de luxe et de vêtements), personnages clés dans le succès d'une collection, donc, d'une marque.

Et voilà où je veux en venir : sans acheteurs, sans personnes qui viennent pour non seulement admirer mais aussi pour engendrer un bénéfice (en achetant bien entendu), comment font-ils les Tlale, Rajah et autres ?? A.H me confia également que quelques temps après le show de New-York, elle tomba sur l'un des stylistes lors d'une fête mondaine au Cap (Afrique du Sud). Elle ne me dit pas le nom, par contre elle me raconta que lorsqu'elle lui demanda si ce passage à la Grosse Pomme avait boosté son commerce, il ne fit que secouer les épaules, l'air dépité. Aussi, à NY quand elle posa la même question à une autre de ces stylistes, celle-ci lui répondit qu'après tout, ils ne sont là que pour s'amuser... C'est un peu comme M.C ,présente au show des stylistes africains à Paris, l'Arise Afrique-à-Porter, qui eut une petite discussion avec Folake Folarin-Coker, DA de la maison nigériane Tiffany Amber. Pour faire court, cette dernière lui expliqua qu'il devait déjà se sentir heureux d'être à Paris et d'y présenter leur création. Il faut préciser que lors de l'Arise Afrique-à-Porter, le Four Seasons Hotel qui l'accueillait était quasiment vide : très peu de personnes présentes pour regarder, encore moins de potentiels acheteurs, et surtout pas de rédactrices relativement influentes. De plus, l'existence de ce show n'a même pas été relayée par les gros médias. Il va s'en dire que je trouve tout ceci absurde et même, permettez-moi, dégueulasse pour de si talentueux créateurs.

(David Tlale, entouré de ses créations. Arise Afrique-A-Porter 2010, Paris).

En fait, je me demande quel est le réel intérêt derrière tous ces défilés "arisiens" ? S'il s'agit d'une opération marketing à l'avantage du magazine, hé bien, un grand bravo à l'équipe chargée des relations publiques car grâce à cela, le magazine gagne sans cesse en notoriété. Mais est-ce vraiment très rentable, financièrement parlant, pour les stylistes qui défilent ? Je ne pense pas que ce soit un bon plan business pour eux que de préparer une collection pendant des mois , -je précise - destinée à l'Occident, qui sera applaudie par le public mais dont ils ne tireront pas le moindre bénéfice.

Après, je concède que mes propos précédents sont un peu radicaux, car en effet quelques stylistes sortent du lot, tels que Lisa Folawiyo (Jewel By Lisa) qui a étendu ses activités aux États-Unis et également à Londres. Nonobstant, une chance pareille n'est malheureusement pas accordée à tous.



(Modèles Jewel By Lisa. Arise Afrique-A-Porter, Paris).


En bref, tous ces défilés organisés par Arise, restent malgré tout de très bonnes initiatives. En effet, ils (m')ont permis de découvrir des talents fous, des génies créatifs estomaquants, une mode africaine : une mode à part entière, qui n'est vraiment pas différente de la mode que l'on voit quotidiennement , mais surtout, a contrario de ce que la pensée populaire peut croire, une mode qui est moderne ET portable. Seulement - je vais me répéter - tant que les grands groupes/magazines occidentaux ne s'y intéressent pas plus, tant que nous-mêmes Africains ne soutenons pas ces créateurs africains (par exemple, au lieu d'acheter une veste d'inspiration ethnique Dries Van Noten sur Net-A-Porter, acheter une toute aussi belle veste Jewel By Lisa ou Ituen Basi sur Myasho.com), tant que les investisseurs, notamment dans le milieu du luxe (ça regorge), africains ne daigneront pas donner plus d'importance à la mode, les choses de bougeront pas.

Alors oui, Arise doit continuer à organiser ses évènement mais seulement en permettant à davantage de stylistes de se produire. Et il faudrait également que les intervenants cités plus haut se BOUGENT... !

Africa Fashion.

Coucou les amis !
Tout d'abord, JOYEUX NOEL, en retard et BONNE & HEUREUSE ANNEE 2010, en avance.
Ceci dit, je m'excuse du manque de mises à jour, mais je suis dans un pays très lointain où la connexion internet est très lente (donc c'est ch*ant à mort de poster). Cependant, aujourd'hui, j'ai pris mon mal en patience... ET HOP, c'est parti pour un petit article.
_______________

Job chez Fashizblack oblige, je m'intéresse de plus en plus à la mode dite africaine. J'entends par là une mode faite par des stylistes africains et avec une approche très différente de son équivalente européenne.
La première chose à dire, c'est que l'on est très loin des boubous de maman et papa lorsqu'on parle de mode africaine de nos jours. Il n'y a qu'à voir les collections présentées lors de l'"Arise Africa Fashion Week 2009" de Joburg (Afrique du Sud), de l'"Arise Capetown Fashion Week 2009" de la ville du cap (Afrique du Sud) ou encore de l’"Africa Collective Show" qui a eu lieu en Septembre dernier à New-York (besoin de dire le pays ?) durant la Fashion Week. On peut constater la modernité de coupes, les palettes de couleurs variées, les différents motifs et imprimés, la diversité des matières employées ainsi qu’une certaine notion de tendances.

Je ne vais pas encore vous rabâcher les oreilles sur le fait que l’Afrique et ses stylistes ne disposent pas d’assez d’opportunités et de moyens pour s’exporter et se faire connaître à l’échelle internationale, et ce à cause de diverses raisons… Pour ceux qui ne verraient pas de quoi je parle, merci de lire l’article « BILAN DE LA MODE AFRICAINE EN 2009 » dans le supplément de décembre de FASHIZBLACK (pages 8-9) ici.

En fait, si je poste ce soir, c’est plus pour vous présenter mes chouchous parmi les designers du continent noir.
-David Tlale : Au même titre qu’Alber Elbaz (LANVIN), le sud-africain, est un de ses stylistes qui me fascinent, à qui je voue presque un culte (bon, j’exagère un peu..) tellement leurs créations respirent l’originalité et le talent. David Tlale est une maison qui représente parfaitement le chic et le glamour (à l’africaine)! Juste hâte qu’une collection (complète) Hommes voie le jour !




-Jewel By Lisa : la directrice artistique, Lisa Folawiyo effectue juste des merveilles au sein de son label. La femme JBL est glossy, urbaine et indépendante. Le tout rehaussé par un brin de Fierce Attitude. Egalement hâte que nous les hommes puissions profiter du don de Folawiyo.





C’est deux-là, on peut dire qu’ils ont déjà acquis, même si pas énorme, une certaine notoriété. D’autre part, il y a les récentes découvertes que j’ai faites : Aschobi Designs par Adama Kai & Chichia London par Christine Mhando. Je vous laisse regarder les derniers Look Books : bouleversants de splendeur !

Aschobi Designs.



Chichia London.




Je suis pressé de voir ce qu'ils nous réservent tous pour les prochaines Fashion Weeks africaines et panafricaines. Je vous tiendrais au courant et tacherais de vous faire partager mon avis ;).



P.S : Petite mise au point, pour répondre à tous ceux (toutes celles) qui se demandent comment est-ce que je peux traiter autant de mode féminine au point même d’admirer et de « louanger » les collections. Pour moi, l’ « amour » et l’intérêt pour la mode ne se limitent pas aux sexes des gens. Ce que j’aime dans la mode c’est le renouveau, l’originalité, le coté artistique, l’excitation des Fashion Weeks, partager les visions des créateurs, le fait que notre style puisse en quelque sorte révéler notre personnalité, etc. Et ce, qu’elle soit féminine au masculine.